Fichier_000 (12).jpegLes plus : On est plongé dans la vie des artistes de l’époque

Les moins : Scénario un peu prévisible

A Retenir : Un roman sur l’art qui ne m’a pas convaincu


Résumé

Au début des années 80, le downtown de New York est le centre de l’univers, un terrain de jeu revêche, encore hermétique à la menace de l’embourgeoisement. Artistes et écrivains s’y mêlent dans des squats insalubres où leurs rêves de reconnaissance prennent des formes multiples. Parmi eux, Raul Engales, un peintre argentin en exil, fuyant son passé et la « guerre sale » qui a enflammé son pays. S’affamant pour payer son matériel, il peint le jour d’immenses toiles mettant en scène les spectres qu’il croise la nuit. Un soir, il attire l’attention de James Bennett, critique d’art en vogue du New York Times, proche de Basquiat, Warhol et Keith Haring. Tandis que l’ascension fulgurante de l’un entraîne l’autre sous les projecteurs, une double tragédie les frappe. Dans ce chaos, Lucy, l’amante enjouée de Raul, échappée d’une obscure banlieue de l’Idaho, tente de les extraire de leur détresse. Entre peintre, critique et muse se dessine alors un triptyque amoureux étourdissant.


Mon Avis

Si j’étais douée de la même faculté que James Bennett, je dirais que ce roman m’est apparu gris. Pas un gris souris un peu pâle bien que plein de vie et de douceur, ni un gris sombre et orageux, mais plutôt un gris pluie. Oui, un gris pluie, un gris commun et ennuyeux qui ne présente pas grand intérêt. Evidemment ce ressenti de couleur est tout à fait personnel. Entendez par là que ce roman n’est pas un mauvais texte, il ne m’a tout simplement pas plus. Pour nuancer je peux ajouter qu’au départ j’ai perçu une petite étincelle de jaune avec l’histoire de la sœur de Raul. C’était un jaune citron qui tendait à se transformer vers un orange passionnant. Mais finalement l’histoire a bifurqué vers la vie des personnages princpaux. L’auteur a choisi de nous peindre leurs portraits. Les couleurs sont plus ou moins éclatantes et attachantes selon la personne qui est décrite mais la forme est toujours un peu molle. Je n’ai pas ressenti d’émotions. Même au moment ou le « drame » survient, même en essayant de me mettre à la place de Lucy. Rien. J’ai eu énormément de mal a finir ce roman. Je voyais venir le déroulement du scénario, je voyais venir le dénouement, je n’ai pas accroché au style de l’écrivain. Comme je ne suis pas complétement rancunière envers un texte sur lequel je me suis ennuyé je vais citer quelques bons points : l’utilisation des couleurs donne un peu de profondeur et d’originalité au récit; La vie des artistes au début de cette année 1980 et la vie New-Yorkaise est parfaitement restituée avec son charme et ses noirceurs, son rêve américain; le petit épisode sur l’Argentine donne envie de se documenter sur ce pays dont l’Histoire m’est parfaitement inconnue.

Avis aux amateurs d’Art, ce livre est fait pour vous. Quand à ceux qui ne sont pas très réceptifs à la peinture, passez votre chemin. Il y d’autres chefs d’œuvres à lire.

Je rappelle que ce roman m’a été offert par Price Minister dans le cadre des Matchs de la rentrée littéraire #MRL16, j’ai adoré le principe et je retenterai ma chance l’année prochaine en espérant cette fois tombé sur un roman passionnant.


Citations

« Pour la première fois, lors de ces promenades, James se sentait réellement accepté tel qu’il était. Toute sa vie, il avait attendu ce moment parfait, couleur cadmium, où il pourrait s’affirmer. Incompris depuis sa naissance, voilà qu’il était enfin au premier plan de la vie de quelqu’un. « 

« Elle se réveilla le lendemain matin devant son portrait encore humide, consciente que l’éternité avait commencé, si l’éternité était bien ce à quoi elle ressemblait : une année à New York lorsqu’on était amoureux. « 

« Il avait compris alors, comme il comprenait à présent, que l’art impliquait à la fois de se rendre visible et de disparaître. Visible parce qu’on laissait son empreinte, invisible parce que celle-ci surpassait tellement son auteur qu’elle l’avalait. L’artiste était minuscule et l’art immense. L’art était un grand vide dans lequel on pouvait sauter, pour tenter de le combler, et pour y nager à jamais. « 


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