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Les plus : Ambiance du sud des Etats-Unis / Ecriture spontanée

Les moins : Trop de détails et de longueurs / Trop prévisible

A Retenir : Un drôle de roman qui prouve une fois de plus que la vie mérite vraiment d’être vécue.


Résumé

Birmingham, États-Unis. Ex-Miss Alabama, Maggie Fortenberry a pris une grande décision : elle va mettre fin à ses jours. Elle n’est ni malade ni déprimée, son travail dans une petite agence immobilière est plutôt agréable, mais elle a trouvé malgré tout seize bonnes raisons d’en finir, la principale étant peut-être que, à 60 ans, elle pense avoir connu le meilleur de la vie.
Maggie a donc arrêté la date de sa mort et se consacre désormais en toute discrétion à en régler les détails.
Or, peu de temps avant de passer à l’acte, Maggie est invitée par une collègue, Brenda, à un spectacle de derviches tourneurs. La représentation étant dans moins d’une semaine, elle décide, pour faire plaisir à Brenda, de retarder l’ultime échéance.
Elle est alors loin de se douter combien les jours à venir vont être riches en secrets dévoilés et en événements imprévus, lesquels vont lui montrer que l’existence a encore beaucoup plus à lui offrir qu’elle ne le croyait.


Mon Avis

Il y a peu je vous décrivais ma lecture de « La dernière réunion des filles de la station service », qui n’est pas passé loin du coup de cœur. Lorsque je tombe sur « Miss Alabama et ses petits secrets » à la bibliothèque, c’est une chance inespérée de pouvoir découvrir un autre roman de cette auteure qui m’a tant plu. Dommage, ce fut une déception, et d’un autre côté suis quand même contente de l’avoir lu. Je m’explique. Pour commencer, l’histoire de la femme de 60 ans qui veut se suicider parce que le meilleur de sa vie est passé, c’était mal parti me concernant. Je n’y crois pas. Pour moi la vie se vaut d’être vécue jusqu’au bout. Même si c’est dur. J’admet qu’il doit y avoir des exceptions dans le monde, des cas particuliers et des vieillesses plus difficiles que d’autres, mais quand même. Ensuite, les derviches tourneurs. Pour ceux qui ne connaissent pas du tout, vous trouverez ici! le lien d’une vidéo pour découvrir (au moins après m’avoir lu vous vous coucherez plus cultivés). Franchement, retarder son suicide pour ça, je n’y crois pas non plus (ne vous en faites pas je ne vous spoile pas le roman). Bref, pour moi le début de ce livre était déjà bancal. Ensuite, peut-être à cause de la différence d’âge j’ai eu du mal à m’intéresser à l’héroïne, Maggie. Ses petits tracas, son obsession de vouloir faire les choses bien, de tout faire pour laisser une bonne image d’elle après son suicide, tout ça peut plaire mais je suis passée à côté. Heureusement ce qui sauve ce roman à mes yeux, ce sont les histoires parallèles, enfin surtout celle de Crestview, mais je n’en dirais pas plus. On flirte entre de vieilles polémiques, des magouilles d’agents immobilier, une joie de vivre inépuisable d’un des personnages, et le désarroi d’une femme confrontée au racisme et aux kilos largement superflus. Les problèmes de société et le regard des autres sont véritablement le cœur du roman. Je ne souhaite pas dévoiler plus de choses pour laisser le suspens à ceux qi se laisseront tenter par ce livre malgré ma critique en demi teinte. Je résumerais en confirmant que j’ai été déçue par rapport à l’image que j’en avais (c’est ma faute la prochaine fois je lirais la 4ème de couverture…), mais que je suis contente de l’avoir lu parce qu’on en parle beaucoup et que je vais pouvoir lire « Les beignets de tomates vertes » maintenant. Un roman qui m’a plu, un autre qui ma déçue, il me faut me faire un 3ème avis sur Mme Flagg maintenant.


 

 Citations

« Écoutez, ma chère, on en a si peu, des atouts, dans la vie – surtout nous, les femmes… Alors, quand vous disposez d’un sésame pour une porte, il faut l’ouvrir. C’est ce qui arrive ensuite qui est réellement important, et il n’y a pas de honte à exploiter ce que le bon Dieu a choisi de nous donner.  »

« Elle aurait aimé remonter le cours des années et arrêter le temps ce soir là. Mais ne temps ne progresse que dans un sens et, qu’on le veuille ou non, il vous entraîne avec lui. »

« Hazel disait toujours : « Le bon goût ne coûte rien. Seulement, quand on en manque, une fortune ne suffirait pas à l’acquérir. » Maggie n’en manquait certainement pas.  »


 

Cette lecture compte pour les Challenges : 100 romans en 2016, et Emprunts de livre 2016.

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