on ne voyait

Les plus : Poignant / Bien écrit

Les moins : Dur, très dur / Un peu déprimant

A Retenir : Un roman dur mais intéressant


Résumé

A force d’estimer, d’indemniser la vie des autres, un assureur va s’intéresser a la valeur de la sienne et nous emmener dans les territoires les plus intimes de notre humanité. Construit en forme de triptyque, On ne voyait que le bonheur se déroule dans le nord de la France, puis sur la côte ouest du Mexique. Le dernier tableau s’affranchit de la géographie et nous plonge dans le monde dangereux de l’adolescence, qui abrite pourtant les plus grandes promesses.


Mon avis

Quand j’entame un auteur, j’ai tendance à enchainer tous ces romans. C’est d’ailleurs pour cela que je ne me risque pas à lire Balzac, je n’en sortirais pas avant des années. Bref, j’ai commencé ce roman après avoir lu « L’écrivain de la famille » qui est pour moi le meilleur roman de l’auteur. Et j’ai été agréablement surprise de trouver un texte de qualité, bien tourné malgré quelques longueurs. Il faut dire que le protagoniste il n’a pas la vie facile et on le ressent bien. Et puis tout d’un coup un drame, non, LE drame. Et c’est comme si l’histoire prenait un nouvel envol. C’est un roman que j’ai trouvé dur, un peu déprimant. Monsieur Delacourt n’a pas l’air de voir la vie en rose. Mais il sait faire rebondir ses récits, ce qui en fait des lectures agréables. Est-ce que je conseillerai ce livre? Pas vraiment mais si on a apprécié les autres, je ne le déconseille pas non plus.


Citations

« Le bonheur est une telle ivresse, une telle violence qu’il emporte tout. Les pudeurs. Les peurs. Il peut être si douloureux, il peut faire vaciller, anéantir. Exactement comme le malheur. Mais on ne le dit jamais de crainte que le monde se méfie du bonheur. Parce que alors tout s’écroulerait. « 

« Ne sois jamais comme ton père, Antoine, sois brutal, sois fort, sers-toi, bouscule les femmes, fais-les tourbillonner, fais-les rêver, promets, même ce que tu ne pourras pas tenir, on vit toutes d’espérances, pas de réalité. La réalité c’est pour les ânes et les imbéciles, le dîner à 19h30, les poubelles, le baiser du soir, les tartelettes du dimanche à quatre cinquante chez Montois, une vie se rate si vite, Antoine, si vite. « 

« Je ne l’ai pas su. Je l’ai senti.
J’ai senti les mains rôder, les lèvres goûter, les yeux caresser. J’ai senti les mots nouveaux qui s’étaient insinués. J’ai senti le geste plus lourd pour remettre une mèche. Un geste sans ambiguïté possible. J’ai senti le mal. J’ai senti l’abîme. J’ai senti mon cœur s’ouvrir, se déchirer. J’ai senti les larmes. Les brûlures. J’ai senti le fauve se réveiller. La colère gronder. L’orage, tous les orages. J’ai senti le sens du mot chagrin. La douleur immémoriale des femmes. J’ai senti l’âcre, le sale. J’ai senti les doigts qui sentaient le mensonge. La trahison. Le regard qui coulait. Se posait deux millimètres plus loin que d’habitude. »


Présentation de l’auteur


 

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2 commentaires sur « On ne voyait que le bonheur – Grégoire Delacourt »

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